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Die verlorene Ehre der Henriette Reker
  • Le scandale des violences sexuelles en masse en Allemagne (à Cologne, Hambourg, Berlin, Francfort-sur-le-Main, Stuttgart, Bielefeld, Düsseldorf, Weil am Rhein, Nuremberg et Ansbach), mais aussi à Salzburg et à Helsinki, et la façon dont les autorités allemandes ont traité le sujet sont riches d’enseignement.

    Le journal allemand BILD (presse Axel Springer) a confirmé hier soir que les autorités allemandes dissimulent et cherchent à faire classer sans suite toute affaire impliquant des « réfugiés ». La police allemande a reçu comme instruction de ne pas les rendre publiques, sauf requêtes directes émises par des journalistes. Dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, les incidents dans et autour des centres d’hébergement de réfugiés ne doivent pas être publiés, sauf… s’il s’agit d’attaques de néo-nazis.

    On sait que le maire de Cologne, madame Henriette Reker, a conseillé aux femmes allemandes de modifier leur comportement, rejetant ainsi sur elles la responsabilité des agressions sexuelles. Que disent nos féministes de ce retour de l’ignominieux « elle l’a bien cherché »? Seulement voilà, cette fois-ci, les coupables ne sont pas des « mâles blancs ». C’est embarrassant.

    N’ayons pas d’inquiétude, rien ne changera. Voyez plutôt: 

    Le 7 novembre dernier déjà, certains hommes molestaient, touchaient et harcelaient des femmes à une fête organisée par l’association «Bienvenue réfugiés Bonn». L’association avait plus tard publié une déclaration qui vaut son pesant de cacahuètes :  « Cette mauvaise conduite n’a pas, toutefois, reflété l’attitude de la grande majorité des réfugiés. Mais c’est un piège à généralisation que nous ne voulons pas suivre. Les hommes célibataires, qui ne savent pas comment se comporter, existent dans tous les pays et toutes les sociétés ainsi que les structures patriarcales qui viennent à la lumière à travers un tel comportement. Cependant, nous ne voulons pas nier qu’il y a des différences culturelles. Mais au lieu de simplement pointer négativement du doigt ceux qui se conduisent mal, nous croyons qu’il est aussi important pour tout le monde dans notre société civile de lutter contre ces différences dans l’intégration au quotidien ». 

    C’est le salto arrière en deux temps :

    - premier temps : Padamalgam
    - deuxième temps : C’est notre société civile qui doit faire des efforts.

    La dernière phrase est un peu contournée; on sent que l’exercice n’est pas facile. Mais en France, nous avons des champions du monde dans cette discipline. Ils vont nous aider à progresser, nous qui « peinons à dépasser les stéréotypes ».

  • Qu’en pensent nos féministes? 

    C'était une des questions soulevées dans ma précédente contribution au sujet des violences faites aux femmes le jour de la Saint Sylvestre. 

    Alice Sophie Schwarzer y répond dans un entretien publié hier dans le journal autrichien Kronen Zeitung. Les réponses de cette « grande dame » du féminisme allemand, qui vit à cinq minutes de la gare de Cologne, sont sans ambigüité.

    « Ont-ils raison, lui demande le journal, ceux qui disent que l’origine des assaillants n’a rien à voir avec le sujet ? ». « C’est être véritablement borné que de dire cela, répond-elle. On a manifestement affaire à un crime prémédité et organisé par un groupe, et ce qui est commun aux membres de ce groupe, c’est leur origine arabe ou nord-africaine. (…) Dans les pays d’origine de ces jeunes hommes, les femmes n’ont aucun droit. Le droit islamique de la famille les rend dépendantes de leurs pères, frères ou maris. (Les familles des réfugiés) avaient la ségrégation sexuelle, le sexisme et l’antisémitisme dans leurs bagages. Néanmoins, nous ne les avons pas combattus au nom d’une tolérance fautive et de la « liberté de religion ». Si quelqu’un doit changer de comportement, dit-elle, ce sont ces hommes, et non pas nous, les femmes. Nous ne voulons pas nous cacher sous une burka pour nous protéger. Il ne doit pas y avoir de tolérance pour l’intolérance. (…) Nous ne devons pas laisser mettre en question des valeurs chèrement acquise comme l’état de droit et l’égalité des droits entre les sexes. »

    Alice Schwarzer croit néanmoins encore possible d’améliorer les choses avec une série de mesures de protection particulière pour les femmes réfugiées et leurs enfants, et d’éducation des réfugiés (cours d’allemand, formations  pour faire reconnaitre et accepter l'Etat de droit et l'égalité des droits...). Héas, je crains que de telles tentatives d’assimilation ne soient vouées à l'échec dans le présent contexte d’immigration arabo-musulmane de masse.

    La masse change tout. On sait depuis longtemps qu’au delà d’un certain seuil, le quantitatif passe au qualitatif. On le sait, mais on l’oublie car ce seuil, on ne le connait que quand on l’a dépassé.

  • Köln, Köln, nur du allein

    Aujourd’hui, le journal de mi-journée de France culture a consacré deux minutes seulement aux violences commises à Cologne par des groupes arabo-musulmans, et notamment par des réfugiés. Près d’un tiers du journal  le fut à la mort de David Bowie. Sans vouloir en aucune manière offenser la mémoire de David Bowie, que penser d’une telle hiérarchisation des nouvelles ?  

    Par ailleurs, pour France culture, il semble que ces violences de masse n’aient été observées qu’à Cologne. En tout cas la radio ne fait aucune mention des rapports qui viennent aussi de Hambourg, Berlin, Francfort-sur-le-Main, Stuttgart, Bielefeld, Düsseldorf, Weil-am-Rhein, Nuremberg et Ansbach, et même d’en dehors de l’Allemagne (Helsinki en Finlande et Salzbourg en Autriche). 

    On apprenait aussi dans ce journal que M. Ralf Jäger, le  ministre de l’intérieur du Land de Rhénanie du Nord - Westphalie, avait eu le culot de reprocher à sa propre police d’avoir dissimulé l’identité des agresseurs. Pauvres policiers ! Là encore, un enseignement : un responsable politique (SPD en l’occurrence) trouvera toujours un lampiste à blâmer pour éviter d’avoir à se remettre en cause. 

    Pour finir, rions un peu : La journaliste de cette station de radio  a réussi à ne faire qu’une seule citation « verbatim » des déclarations de M. Jäger, celle dans laquelle il dit craindre la récupération de ces événements par… « les charognards de l’extrême droite » ! C’est beau, un tel savoir-faire journalistique.

  • Le parti de l'Autre et des Autruches

    Aujourd'hui, dans l'émission animée par  Elisabeth Levy sur RCJ, Alain Finkielkraut proposait d’attribuer un « Prix de la soumission » à madame Henriette Reker, maire de Cologne. Je trouve l'idée excellente.

    Mais quel prix faudrait-il donc remettre à Mme Emmanuelle Cosse, l'actuelle secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts ?  Madame Cosse nous a expliqué ce matin sur France info que « le sujet, ce n’est pas de savoir quelles étaient les nationalités et les origines des agresseurs, mais bien les actes eux-mêmes ».

    Merci pour vos suggestions (prix de l'aveuglement volontaire ? prix de la plus belle autruche ?)

    On ne juge pas les actes eux-mêmes, mais ceux qui les ont commis. Ignorer la personnalité et l’environnement social et familial des agresseurs, qu’ils soient clandestins, demandeurs d’asile, immigrés ou extra-terrestres, revient à s’interdire toute possibilité de compréhension de ce qui est arrivé.

    Notre droit pénal, dans sa grande sagesse, prévoit d’ailleurs, de façon obligatoire en matière criminelle ou facultative en matière correctionnelle ou contraventionnelle (art. 81 al. 6 du CPP), une enquête de personnalité. Cette enquête de personnalité permet de décrire l’individu mis en examen par le biais de son environnement, de sa situation matérielle, sociale, ou familiale. Ignorer volontairement ces données, c'est refuser de voir ce qu'on voit. 

    La justice considère ces informations pertinentes pour former son jugement et adapter la condamnation.Pas madame Cosse, qui sait d'avance ce qui est ou n'est pas "le sujet"...